Envie d’un assainissement écologique, facile à entretenir, durable et parfaitement intégré dans votre espace paysager ? C’est possible avec la phytoépuration ou l’assainissement écologique sans fosse septique… !

La phytoépuration, ou traitement des eaux usées par l’action de filtres végétalisés, est utilisée en France depuis plus de 20 ans : elle remplace l’assainissement classique de type “fosse septique + épandage” ou filtre à sable.

C’est un assainissement adapté pour les eaux grises uniquement couplé à une toilette sèche à séparation. Mais aussi pour les eaux noires et les eaux grises si et seulement si une fosse toutes eaux est placée en amont du dispositif.

 

Pourquoi choisir la phytoépuration pour assainir les eaux usées de sa maison ?

Que ce soit pour l’efficacité du système ou dans une démarche éco-citoyenne, la phytoépuration s’avère être une alternative très convaincante aux autres systèmes d’ANC.

 

Les filtres plantés pour l’assainissement individuel

Les premières expériences sur les filtres plantés de macrophytes ont été faites au début des années 50 par le Professeur de biologie Käte SEIDEL, qui à partir d’une observation rigoureuse de la vie des plantes des marais et des marécages, effectua ses recherches. Elle mit en évidence l’activité biologique intense des zones d’interface (eau/terre, terre/air, les lisières, les berges, les haies, les côtes etc…).

Dans les filtres plantés nous essayons de reconstituer des conditions d’interface optimales pour obtenir une activité biologique maximale et donc de bonnes conditions épuratoires.

Peu gourmande en surface cette technique est autant adaptée à l’assainissement collectif qu’à l’assainissement individuel.

 

Un système efficace qui répond à une démarche écologique

Les professionnels de la phytoépuration sont animés par des valeurs d’écologie et de durabilité.
Un tel système offre ainsi de nombreux avantages :

  • Des produits de provenance locale
    Un installateur de proximité
    La production d’un compost valorisable sur place
    Un système durable pour ne pas refaire de travaux
    Une installation performante toute l’année
    Pas de mauvaises odeurs

 

La phytoépuration permet d’éviter

  • La production de boues polluantes, la pollution due au transport des matériaux
    Un système consommateur d’énergie
    Un système complexe non approprié, et esthétiquement pauvre

 

– Doit-on faire une étude de sol ?
Oui, une étude de sol par nos bureaux d’études spécialisés est obligatoire avant tout projet.

– J’ai un sol argileux, c’est un problème?
Non, les filtres plantés sont réalisés sans utilisation du sol en place. Donc que le sol soit argileux ou sableux peu importe !

– Quelle place ça prend les filtres ?
Le Jardin d’Assainissement nécessite seulement 10m² par filtre (soit environ 25 m² en tout).
En revanche, la zone de rejet sera dimensionnée en fonction des capacités du sol à infiltrer l’eau.

– Il faut combien de pente pour que ça marche ?
Question pente, il est préférable d’avoir un dénivelé de plus d’un mètre, sinon il faudra utiliser une pompe de relevage.

– Ça demande beaucoup d’entretien ?
L’entretien des filtres est de type jardinier (fauchage, désherbage…), un carnet d’entretien est fourni au client avec son étude. La première année est la plus importante (pousse et croissance des plantes).
Les boues compostées en surface du filtre à roseau doivent être enlevées tous les 10 ans environ (avec un râteau).

– Y-a-t-il des odeurs ?
Non, et c’est là toute la différence entre le milieu confiné de la fosse et la surface du filtre planté.
Le premier est privé d’oxygène, l’autre est en contact avec l’air.
Sans oxygène dans la fosse la dégradation est incomplète et produit des boues et des gaz. C’est le même principe que la fermentation.
Avec oxygène sur les filtres plantés la dégradation est complète et produit de la matière organique sous forme d’humus et de vapeur d’eau. C’est le même principe que le compostage.

Dans un cas on a donc des odeurs de fosse et des boues à éliminer, dans l’autre on a un compostage en surface sans odeur.

A noter qu’en début de fonctionnement, le sable n’est pas colonisé par les roseaux. Le sable pourra retenir quelques odeurs légèrement perceptibles. Elles disparaissent dès que les roseaux ont envahi la surface du filtre.

– Et le papier toilette ?
Le papier toilette est en cellulose, composé du bois. Il est donc dégradable, et de par la finesse du papier, cette dégradation est très rapide. De plus si la filière est équipée d’une pompe, le papier toilette n’est même pas visible, il est broyé comme le reste des matières organiques présentes dans les eaux usées.

– Et quand il gèle ça « marche »/fonctionne quand même ?
En période hivernale l’apport d’eau tout au long de la journée limite le gel. De plus s’il y a gel il est seulement en surface des filtres plantés : sous la surface la vie bactérienne continue et rappelons-le, ce sont les micro-organismes qui font le travail. Sur les filières classiques enterrées (épandage, filtres à sable), on observe la même chose : la terre végétale qui couvre l’installation peut être gelée, mais en-dessous les micro-organismes sont là. Il n’y a donc pas plus d’inconvénient avec la filière plantée. Précisons enfin que les plantes aquatiques installées sont des plantes que l’on retrouve naturellement dans les plans d’eau et résistent très bien au gel.

Toutefois il est vrai que les populations microbiennes ne réagissent pas de la même façon suivant la température. Pour protéger la surface du filtre planté, nous conseillons de ne faucarder les parties végétales sèches qu’en fin d’hiver (fin février, début mars) pour laisser un couvert végétal.

– Est-ce que ça fonctionne si je ne suis pas présent(e) ? (vacances, absence prolongée…)
Oui le Jardin d’Assainissement a été testé en toutes conditions lors de son agrément et les résultats obtenus en cas d’absence d’eaux usées sont excellents.

– Qu’est-ce qui dépolluent, les plantes ?
Et non ce ne sont pas les plantes. Les acteurs de la dépollution sont toujours des micro-organismes, qui consomment les différentes molécules contenues dans les eaux. Il existe des micro-organismes fonctionnant sans oxygène (on parle d’anaérobie), d’autres consommant de l’oxygène (on parle d’aérobie).

– Faut-il changer les plantes, leur durée de vie ?
Non, la plantation de départ est assez dense et les plantes se régulent par elles-mêmes.

– Ça se change, le sable ?
Non, le sable n’a pas besoin d’être changé, contrairement à d’autres systèmes.

– Ça attire les mouches et des moustiques autour ?
NON ! Sans eau apparente, pas de moustiques attirés !

– Peut-on enlever les grilles sanitaires ?
Les grilles sanitaires peuvent être enlevées uniquement le temps de l’entretien.

– Peut-on se servir du filtre à roseaux comme composteur ?
Non ce n’est pas souhaitable.

 

Exemple de prix pour un système simple eaux noires et eaux grises (hors coût de l’étude de sol) pour une habitation de 1 à 5 personnes.

Un budget à partir de 8981 euros TTC pour :

=> 1 fosse toutes eaux 3000 L
=> 4 bacs phytoépurateurs de 1000 L plantés
=> Rejet au fossé sans nitrites et sans nitrates !

Nous effectuons une étude particulière en fonction de chaque cas de terrain,
mais aussi des souhaits du client.

 

– Combien ça coûte par rapport à un système classique comme une fosse septique ?
Le coût est différent selon les régions, selon les travaux à effectuer et selon les finitions désirées.
En comparaison avec les autres systèmes (fosses, micro-stations etc), le budget à prévoir est uniquement l’investissement initial. Une fois installé, un Jardin d’Assainissement est autonome et durable : pas de vidange, pas d’entretien à faire par un professionnel, pas de plantes à racheter, pas de remplacement de l’installation. Le Jardin d’Assainissement aura une durée de vie comparable à celle de la maison.
– Peut-on prétendre à des aides pour ce type d’assainissement ?
Oui, il est éligible à l’éco-prêt à taux zéro.
– La filière est-elle agréée ?
Oui les Jardins d’Assainissement (filière Jardi-Assainissement) sont agréés par les ministères de la Santé et de l’Environnement pour toute la gamme (depuis décembre 2011 : agrément n°2011-022 mod01 et agrément n°2014-014).

 


Les Plantes

1) PHRAGMITES australis ou Roseau commun
4 à 5 au m²
c’est la toute première plante. Elle est seule dans le premier bac filtrant, c’est par elle que commence le processus.

2) TYPHA latifolia / TYPHA angustifolia / TYPHA gracillis ou Massettes
4 à 5 au m²
Indispensable elle continue le processus dans le second bac en mélange avec les autres plantes.

3) IRIS pseudacorus ou Iris jaune des marais
5 au m²
Vient en 3ème position parmi les plantes les plus utilisées pour filtrer. Floraison jaune.

ACORUS calamus ou Acore odorant
6 au m²
Feuillage d’iris vert brillant.

ALISMA plantago ou Plantain d’eau
6 au m²
Petites fleurs blanches

CAREX acuta / CAREX gracilis ou Laîche
5 au m²
Feuillage vert bleuté.

GLYCERIA maxima ou Glycérie des marais
4 à 5 au m²
Feuillage souple vert foncé.

JUNCUS effusus ou Jonc commun
5 au m²
Port différent des précédentes : tiges raides vert foncé, épillets bruns.

LYTHRUM salicaria ou Salicaire
4 à 5 au m²
Apporte de la couleur tout l’été avec ses grands épis mauves.

MENTHA aquatica ou Menthe aquatique
4 à 5 au m²
Feuillage odorant, fleurs rose mauve.

SCHOENOPLECTUS lacustris Syn. SCIRPUS lacustris ou Jonc des chaisiers
5 au m²
Belles tiges tubulaires vert foncé.

SPARGANIUM erectum ou Rubanier
5 au m²
Feuillage vert foncé, inflorescences rondes et vertes, originales.

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